Démarchage abusif : une retraitée piégée par des travaux fictifs à 17 000 euros
Dans le Borinage, une retraitée pensait en finir avec ses problèmes d’humidité. Elle se retrouve aujourd’hui avec des dettes colossales, un toit toujours défaillant et aucun recours possible. L’histoire de Géraldine illustre les dérives de certaines entreprises du bâtiment qui n’hésitent pas à abuser de la confiance des personnes vulnérables.
Un cauchemar qui dure depuis deux ans
Depuis deux années, Géraldine subit des infiltrations d’eau récurrentes dans sa demeure de Quaregnon. La situation s’est dramatiquement aggravée en août 2024 lorsqu’une portion du plafond de sa cuisine s’est effondrée.
L’origine du problème résidait dans une plateforme défectueuse qui ne garantissait plus l’étanchéité de l’habitation. Face à cette urgence, la grand-mère a cherché une solution rapide pour sécuriser son logement.
Des promesses mensongères pour 17 000 euros
Une société de rénovation contactée par Géraldine lui a assuré pouvoir résoudre définitivement ses problèmes d’humidité. Le devis présenté s’élevait à 17 000 euros, une somme considérable que la retraitée ne possédait pas.
L’entreprise a alors proposé un financement étalé sur dix ans par crédit. Pour rassurer leur cliente, les commerciaux ont mis en avant la possibilité d’obtenir une prime régionale de 15 000 euros de la Région wallonne, qui devait alléger substantiellement la charge financière.
Des travaux bâclés découverts trop tard
Confiante, Géraldine a signé le contrat. Les ouvriers sont intervenus et ont prétendu installer une nouvelle plateforme sur sa toiture. Pourtant, la réalité était tout autre.
La victime a rapidement constaté qu’une simple couche d’isolant avait été déposée. L’expertise ultérieure a révélé que l’ancienne plateforme défaillante n’avait jamais été remplacée, contrairement aux engagements pris.
Le retour des infiltrations et l’absence de recours
Peu après la fin du chantier, les infiltrations ont refait leur apparition. Aucune amélioration n’avait été apportée à l’habitation, malgré les milliers d’euros engagés.
Géraldine a tenté de faire valoir ses droits, mais s’est heurtée à un obstacle insurmontable : l’entreprise avait entre-temps été déclarée en faillite. Toute possibilité de réclamation ou de recours s’est ainsi évaporée.
Un endettement sur neuf ans sans aucune contrepartie
La situation financière de la retraitée s’avère catastrophique. La prime wallonne promise ne lui a jamais été versée, malgré le dépôt complet de son dossier administratif.
Elle doit désormais honorer des mensualités de 256 euros pendant encore neuf années, pour des travaux qui n’ont apporté aucune solution à ses problèmes initiaux.
Un retour à la case départ avec une dette en plus
Aujourd’hui, Géraldine se trouve exactement dans la même situation qu’avant l’intervention. Son plafond menace toujours, les infiltrations persistent, mais elle porte en plus le poids d’un crédit écrasant.
Cette affaire souligne les risques encourus par les particuliers face à des entreprises peu scrupuleuses qui exploitent leur détresse. Sans garanties bancaires solides ni vérifications approfondies, les victimes se retrouvent piégées sans possibilité de recours.

